Effets potentiels de votre passe-temps sur l’environnement

Les amateurs d'aquariophilie et de bassins et jardins d'eau d'aujourd'hui ont accès à une grande variété de plantes et d'animaux aquatiques de différents pays et continents. Par conséquent, le mouvement et l'établissement autour du monde d'espèces vivantes non indigènes sont devenus l'un des problèmes de conservation des ressources les plus difficiles à gérer. Bien que nous soyons plus conscients des effets néfastes de ces espèces envahissantes sur notre environnement, nous continuons chaque année à introduire ces plantes et animaux aquatiques par l'intermédiaire de diverses activités commerciales et continuons, sans le savoir, à les propager dans d'autres eaux. Une fois ces espèces relâchées dans l'environnement, si elles survivent et s'établissent, il devient pratiquement impossible de freiner leur propagation.
Carassius auratus - © Photo : Adrian Angelov - adrian.angelov@gmail.com

Carassius auratus

© Photo : Adrian Angelov - adrian.angelov@gmail.com

Le fait de permettre au mauvais animal ou à la mauvaise plante aquatique de s'établir au mauvais endroit...

réduit la biodiversité naturelle

Le terme « biodiversité » désigne la diversité biologique de toutes les formes de vie. Essentiellement, les espèces envahissantes réduisent la biodiversité en faisant concurrence à des espèces indigènes pour les ressources, ce qui les élimine de la réserve de ressources génétiques et réduit la diversité générale des espèces.

Hydrocharis morsus-ranae - © Photo : Kriss de Niort - Forum FAAXAAL

Hydrocharis morsus-ranae

© Photo : Kriss de Niort - Forum FAAXAAL

dégrade les fonctions de l’écosystème

L'expression « fonctions de l'écosystème » renvoie aux activités des organismes au sein d'un écosystème qui sont nécessaires au maintien de la vie, p. ex., l'alimentation, la croissance, l'excrétion des déchets, et les effets de ces fonctions sur les conditions correspondantes de leur milieu. Dans notre monde naturel, tous les éléments sont reliés entre eux.

Lorsqu'un aspect d'un écosystème est touché, cela crée une réaction en chaîne qui entraîne de nombreux changements imprévus. Par exemple, les invasions de plantes nuisibles peuvent dégrader la qualité de l'eau en bloquant la photosynthèse, ce qui réduit considérablement les niveaux d'oxygène dans l'eau. Cela crée des effets en cascade en réduisant d'autres formes de vie subaquatique, comme les poissons et d'autres plantes.

rend les lacs et les cours d’eau impropres aux activités récréatives et commerciales

Certaines plantes non indigènes sont tellement nuisibles qu'elles couvrent complètement les eaux qu'elles envahissent. Les eaux deviennent si obstruées qu'il est pratiquement impossible d'y faire passer une embarcation et qu'il ne reste plus d'eau libre pour les nageurs.

fait augmenter les coûts de fonctionnement des usines d’eau potable, des centrales électriques, d’entretien des barrages et des processus industriels

À cause de la propagation de plantes et d'animaux non indigènes nuisibles dans des régions comme les Grands Lacs, de nombreuses industries ont dû élaborer des méthodes de contrôle coûteuses pour le maintien de leurs systèmes de prise d'eau.

Certaines espèces peuvent facilement coloniser des structures comme celles qui sont utilisées pour les centrales électriques et les usines municipales de traitement des eaux, ce qui réduit les capacités de pompage et cause des pannes occasionnelles.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les effets des plantes et des animaux aquatiques propres à votre passe-temps, visitez la section « Études de cas » de ce site Web.
Phragmites australis - © Photo : Matt Lavin, Montana State University

Phragmites australis

© Photo : Matt Lavin, Montana State University